Je ne savais vraiment pas de quoi il parlait, mais d'après lui, c'était quelque chose d'important pour moi et pour le monde. Il m'a dit de retourner voir Isaac, et que lui saurait de quoi il parle. Et il m'a aussi dit qu'il m'appelerait, et que je devrais lui donner un rendez-vous.
Il m'a ensuite demandé d'être celui dont on a besoin, et il est parti en prononçant ses mots:
Sauve la cheerleader, sauve le monde.
J'ai tenté de le retenir, mais le temps c'est soudainement remis en marche, et je me suis retrouvé à crier son nom au beau milieu du métro bondé. Mohinder m'a rejoint, et je lui ai tout expliqué.
Bien sûr il ne m'a pas cru, il m'a encore pris pour un fou, et pour une fois, je dois avouer que je le comprend... Comme j'insistait pour qu'il m'accompagne chez Isaac, il m'a conseillé de rentrer chez moi.
Mais il peut croire ce qu'il veut, je sais ce que j'ai vu, et je sais que je ne suis pas fou.
Je me suis rendu seul chez Isaac.
Il était présent cette fois. Dès que je suis rentré il 'a dit de partir. Mais je lu iai dit que j'avais besoin de son aide.
Il m'a alors dit de retourner voir Simone, que je la lui avait prise.
Je dois avouer que je me suis un peu senti mal sur le moment. Demander de l'aide à l'ex petit ami de la fille avec qui je viens de coucher, c'est assez culotté...
Mais je ne pouvais pas faire marche arrière.
Je lui ai dit que je le croyais. Qu'il m'avait peint volant, et que ça s'était réalisé.
Je lui ai dit qu'il était sensé avoir des réponses, savoir ou je devais aller, mais il avait l'air aussi perdu que moi.
Alors j'ai jeté un oeil à ses tableaux. Un grand représentait le visage d'une fille blonde, apparament effrayée, un autre représentait deux japonais, dont l'un d'eux ressemblait fort à Hiro, devant une affiche ensaglantée portant l'inscritpion "homecoming". Un autre me représentait moi, apparament attaqué par.... Des portes...
Et enfin, un dernier, caché par un tableau de l'éclipse, représentait une cheerleader. La même fille blonde que sur l'autre tableau, appeuré, tentant d'échapper à une ombre en courant dans des escaliers.
C'était elle. Il n'y avait aucun doute. Et je devais la sauver.
Assemblés, les tableaux de Isaac semblaient raconter une histoire. Ou plutot, raconter ce qu'il allait se passer. La cheerleader allait tenter de s'enfuir, et moi, Hiro et son ami allions essayer de la sauver. Mais Isaac ne sait rien à son sujet. Il était défoncé quand il a peint ces tableaux, et n'a pu ni me dire qui elle était, ni me dire où elle était. Et il n'avait pas l'air de s'en soucier. Tout ce que lui voulait c'est "empêcher ça". En prononçant ces mots il a pointé le doigt vers une fresque peinte sur le sol, représentant une explosion atomique... En plein milieu de New York. Si Isaac peut vraiment peindrele futur, il semblerait qu'on soit tous très mal barrés. Mais si Hiro m'a parlé de cette cheerleader, c'est qu'il y a une raison. J'ai expliqué à Isaac que nous étions tous connectés, et que ses tableaux étaient la clef pour sauver la cheerleader, et donc sauver le monde. Ce type ne le réalise pas, mais il est déjà un héros.
j'ai alors remarqué un tableau inachevé. Mais Isaac ne pouvait pas le terminer sans se droguer.
J'ai regardé le tableau aussi serieusement que je le pouvais, et il s'est alors passé quelque chose d'extraordinaire.
Je l'ai vu. J'ai vu le reste du dessin.
J'ai pris le premier pot de peinture que j'ai trouvé, et j'ai commencé à peindre. C'est comme si j'avais fait ça toute ma vie. Le dessin s'est créé sous mon pinceau comme si un être invisible controlait mes gestes. J'étais dans un etat de transe, comme un rêve éveillé dont je n'étais que le spectateur. Et quand je suis "redevenu moi-même", le tableau était terminé, et représentait un futur innatendu et plutôt affreux.
La cheerlader baignait dans son propre sang, et son crâne était ouvert. Un homme, sans doute celui de l'ombre, auquel elle tentait d'échapper, se tenait au dessus d'elle, admirant ce macabre spectacle.
Ce tableau était tellement prenant, que Isaac s'est ravisé, et m'a dit qu'il fallait qu'on la sauve.
A ce moment là son téléphone s'est mis à sonner.
Il m'a dit de ne pas décrocher, qu'il s'agissait d'un japonais qui le harcelait depuis un moment.
Un japonais?
Et si...
Ca ne pouvait pas être une cohincidence.
J'ai décroché, et j'ai demandé à la personne au bout du fil qui elle était.
"Mon nom est Hiro Nakamura" m'a-t'il répondu.
Mon visage c'est éclairé. Le Hiro du futur avait dit vrai! Je me suis adressé au Hiro du présent et je l'ai dit:
"Je m'appelle Peter Petrelli
Et j'ai un message pour vous"




